FRANCOIS DE ROUBAIX TRIBUTE_JAZZ QUARTET (FR)

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Dossier de presse - WéMè018

WéMè Records présente
François de Roubaix

28 octobre - Soirée de sortie du disque avec les enfants de Roubaix au Cafe Central

 

A l’occasion de la sortie officielle du disque le 28 octobre est organisée une soirée en collaboration avec le Café Central à Bruxelles et en compagnie des enfants de François de Roubaix, Patricia et Benjamin.

Le double-vinyle sera en vente et le public pourra discuter avec la famille de Roubaix dans un cadre convivial.

 

Déroulement de la soirée :

 

*     DJ WéMè Records (Frédéric Mergam) – Mixe de musiques de film

*     Benjamin de Roubaix’ Quartet – Reprises de musiques de François de Roubaix et compositions personnelles (Jazz)

*     DJ Sun Papa aka Baleine 3000 aka Sun OK Papi K.O. (Sonig Records)

 

28/10/2009 à partir de 20h

Le Café central – rue de Borgval 14, 1000 Bruxelles

ENTREE LIBRE

Sommaire

Wewe Records – profil d’un label bruxellois 2

Le personnage François de Roubaix. 3

28 octobre - Soirée de sortie du disque avec les enfants de Roubaix au Café Central 5

Liens et références 5

Contact 5

 WéMè Records – profil d’un label bruxellois

WéMè Records, qui a connu ses débuts sous le nom de  Mèwé le disque, s’est développé en 2004 avec l’intention de promouvoir des artistes indépendants et originaux, auteurs de musiques électroniques. Cependant le label n’est pas affilié à un « milieu électronique » cloisonné et prédéterminé. D’origine internationale mais à prédominance britannique, les artistes choisis sont des musiciens discrets dotés d’une personnalité forte, donnant involontairement au label un caractère familial et convivial.

Si WéMè Records supporte la contradiction d’être un label sans étiquette, les sorties trouvent leur dénominateur commun dans la production qui se fait essentiellement sur support vinyle. WéMè Records a choisi le vinyle dans l’optique de promouvoir non seulement une qualité sonore mais aussi un art visuel propre aux  pochettes 33 tours pour lesquelles une attention toute particulière est accordée. Des artistes tant bruxellois qu’internationaux interviennent dans ce travail graphique.

Au fil de ces dernières années WéMè Records s’est fait une renommée sur la scène électronique indépendante internationale, reconnaissance qui a permis de développer diverses collaborations avec d’autres maisons de disque de même parenté artistique telles que : First Cask (BE),  Rephlex, Warp, ou encore Planet Mu (UK)

Nous retrouvons parmi les 25 disques pressés en 6 ans :

·      Cylob et Global Goon, artistes phare du label d’Aphex Twin, Rephlex

·      Ceephax (UK), frère de Squarepusher,

·      DJ Stingray (USA), pape de l’électro à Détroit et membre du collectif Drexciya

·      JVDB, membre fondateur du groupe psychédélique belge Brainticket, etc.

 

A la manière d’une composition de musique de film, toutes les sorties ont été développées, et imaginées par WéMè Records comme une narration qui apporte à chaque disque sa propre unité poétique. Cette touche artistique de WéMè Records se concrétise aujourd’hui avec cette nouvelle sortie qui se confronte à une figure emblématique de la musique de film, le compositeur François de Roubaix.

Le personnage François de Roubaix

Ø  Texte de Fabrice Delmeire, rédacteur en chef de Rif Raf magazine

« Il y a trente ans le compositeur de musique de films François De Roubaix disparaissait dans un accident de plongée. Pionnier du home studio et du mariage entre électronique et acoustique, la chasse au trésor n’est pas terminée.

La vie aquatique d’un poisson pilote

“Nous ne savions pas que c’était impossible, alors nous l’avons fait”, disait Cocteau. Puisatier des nouvelles sonorités, artisan autodidacte des couleurs et des timbres, empruntant aussi bien aux Schaeffer et Henry de l’avant-garde électronique française qu’au soupçon d’une mélancolie psyché pop, c’est tel un génial Géo Trouvetou que François de Roubaix innove dans le domaine de la musique de films. Pionnier du mariage des instruments acoustiques et des synthétiseurs, François n’aura de cesse de (se) surprendre, arpentant le champ des musiques électroniques pour mieux embrasser le domaine des possibles qui s’ouvre à lui. ll est le premier à utiliser un modulateur de fréquences, à plonger en home studio, à faire rendre les eaux à une même partition sur l’autel de son multipiste. De cette pêche miraculeuse, la nasse du passé déverse encore ses trésors.

Casque sur les oreilles, cigarette au bec, il y a une photo de François qui n’est pas sans évoquer un certain air de ressemblance avec le troubadour cosmique Sébastien Tellier. C’est que le franc-tireur De Roubaix en connaît un rayon question ritournelles stellaires où peuvent soudre ses plages baignées d’une mélancolie mordorée. Si le temps lui a manqué pour acquérir de son vivant la notoriété d’un Ennio Morricone ou d’un John Barry auprès des mélomanes cinéphiles (il sera couronné d’un César posthume pour les partitions du Vieux Fusil), un méticuleux travail de rééditions n’a pas manqué d’attiser la curiosité de bidouilleurs de tous poils au rang desquels on compte Carl Craig, Robbie Williams, ou encore les Troublemakers... Car si on achève bien les chevaux, on ne se débarrasse pas comme ça de thèmes qui raisonnent encore de tous leurs échos : Le Samouraï, La Scoumoune, L’homme orchestre, Le Vieux fusil,...

De Roubaix a marqué de son empreinte le cinéma français de 1965 à 1975. Dix ans pour marquer le sillon personnel et novateur d’un chercheur assidu et inspiré. Parmi ces expéditions, une commande de Jacques Yves Cousteau pour son film L’antarctique, soit l’occasion pour François de mêler intimement ses deux passions pour les sons et l’océan. Autant de vibrations qui laissèrent le commandant de marbre, autant dire sur le carreau, lequel fit cap à rebours et machine arrière. C’est qu’une plongée en les abysses de l’oeuvre de François invite à des rencontres du troisième type, consacre une sarabande libre d’audace impétueuse, où sourd une générosité fouisseuse et sans chichi. S’il remettait sans cesse l’ouvrage sur le métier, De Roubaix, ce fan de plongée invétéré, apportait surtout un grand bol d’air à la contemporanéité. 30 ans après sa disparition, son chant des sirènes n’a rien perdu de son pouvoir d’envoûtement. »

Ø  « Le grand homme et la mer », critique du double CD Le Monde électronique de François de Roubaix (Universal) par Christophe Conte pour la revue Les Inrockuptibles

 

« Une anthologie des expériences électroniques du compositeur pour le cinéma, enrichie d'un inédit refusé par Cousteau.

 

François de Roubaix est mort deux fois. On connaît la seconde : en novembre 1975, le compositeur français dont le nom est rattaché à tant de fabuleuses BO des années 60/70 ne remonta pas d'une expédition sous marine aux Canaries, avalé par ces abysses dont il avait le goût.

La première, moins connue car plus symbolique, eut lieu un an auparavant, lorsque Jacques Yves Cousteau lui refusa la musique d'un documentaire intitulé Voyage au bout du monde sous titré Antarctique. Commandée quelques mois auparavant, cette partition concrétisait le rêve d'une vie à seulement 35 ans pour le compositeur, lui offrant l'opportunité de conjuguer sous la même coquille ses deux passions pour les sons et la mer. Finalement, le commandant décommanda, préférant aux fresques subaquatiques imaginées par de Roubaix l'assurance tous risques d'un Ravel, nous épargnant toutefois La Mer de Debussy.

A part quelques fragments dévoilés des années après la mort du compositeur, ce petit bijou d'une vingtaine de minutes était resté totalement inédit. Il ressort aujourd'hui des limbes, au coeur d'une sélection de démos et de soundtracks réalisés pour la télé ou le cinéma de l'ultraconnu La Scoumoune jusqu'à l'indicatif de Télé Zaïre ! - , le tout ayant pour trait commun l'utilisation d'outils électroniques, seuls ou mélangés à des ensembles acoustiques.

Car, contrairement à ceux qui utilisèrent les premiers synthés pour tenter d'imiter les sons préexistants, de Roubaix a tout de suite saisi les possibilités nouvelles de timbres et de couleurs qu'offrait intrinsèquement l'électronique. Il en a surtout tiré une gamme personnelle, immédiatement reconnaissable à sa mélancolie languide, quasi amniotique, évoquant les profondeurs aquatiques comme comprimées à l'intérieur d'un scaphandre. (…).

On mesure mieux ainsi l'étendue du champ d'action d'un compositeur ayant autant emprunté à l'avant garde de l'électronique française des années 50 (les Pierre angulaires, Schaeffer et Henry) qu'aux déflagrations psychédéliques de la pop, en passant par les contondantes orchestrations de cordes façon Barry ou Morricone. Nombre de passages, dans ces musiques vieilles de trente ans, ne jureraient pas parmi les travaux de l'electronica actuelle la plus à la pointe, c'est dire leur imparable modernité et leur pertinence toujours brûlante. Pendant ce temps là, les films paternalistes et délavés de Cousteau moisissent sur les étagères de l'INA. Bien fait! »

 

 

Ø  Filmo-discographie non exhaustive de François de Roubaix :

* 1965, Les Grandes Gueules, de Robert Enrico (avec Bourvil et Lino Ventura)

* 1967, le Samouraï, de Jean-Pierre Melville (avec Alain Delon)

* 1967, les Aventuriers, de Robert Enrico (avec Lino Ventura et Alain Delon)

* 1970, Dernier Domicile Connu, de José Giovanni (avec Lino Ventura)

* 1970, L'Homme Orchestre, de Serge Korber (avec